ASSEMBLEE GENERALE 2022

qui a eu lieu le Jeudi 9 juin : 20H00, SALLE HENRI LASSON

Compte-rendu

19 personnes présentes et 13 bons pour pouvoir

0 – INTRODUCTION

  • Création en 2009 de l’ASPEA par Hélène Merlet accompagnée de riverains et suite à la modification du PLU en 2008 visant à densifier le centre-ville.

  • Aide de l’association Environnement 92 pour préserver les pavillons des rues de l’Abbaye, Gabriel Péri et Pierre Brossolette.

  • Conservation du front bâti, mais difficulté à préserver les jardins en pleine terre. Quelques réussites dans la protection du patrimoine architectural et paysager.

  • Aujourd’hui, préservation des arbres de haute tige et sensibilisation des jeunes au sujet environnemental sur Antony.

I – ORDRE DU JOUR

I / A – BILAN MORAL 

1- Les derniers vestiges du patrimoine architectural et paysager du centre-ville.

  • Manufacture de Cires (avenue du Bois de Verrières), quelles sont les dernières nouvelles ?

Ce patrimoine est ressurgi des mémoires et il faut le préserver.

Les bâtiments – qui datent de 1704 – sont la propriété des Sœurs de la Congrégation de Cluny. La maison de retraite des sœurs est devenue obsolète. Les sœurs ont décidé, avec l’Institution Sainte-Marie, de rénover un bâtiment pour en faire un internat… Les autres bâtiments (la moitié de la propriété) devant être démolis en vue d’un projet immobilier (3 000 m²). L’ASPEA est intervenue pour empêcher ces démolitions mais les démarches auprès de la mairie se sont avérées insuffisantes. L’Élysée a alors été informé et Stéphane Bern a été mobilisé. Le projet immobilier a ainsi été stoppé. Mais des canalisations en plomb, des pavés, des abreuvoirs… ont déjà été détruits et l’endroit se transforme à présent en friche faute de nouveau projet.

Juridiquement les bâtiments sont donc à présent protégés, mais techniquement la présence d’eau (eau claire pour blanchir la cire) reste contraignante (parking en sous-sol impossible).

L’ASPEA propose de créer un ÉcoMusée de la Cire et de la Lumière (et de l’abeille !) : la mairie n’est pas opposée à ce projet, mais attend un plan de financement. Il faudrait en effet 8 à 9 millions d’euros pour l’achat des bâtiments et leur rénovation…

L’ASPEA pourrait solliciter des étudiants en marketing pour créer un projet de fin d’étude (ou étudiants en césure entre 2e et 3e année, en stage1) dont le sujet serait « trouver les financements pour un ÉcoMusée ». Il faudrait voir avec le territoire, le département, VSGP, financement Européen…

La famille Trudon a longtemps fabriqué les cierges à cet endroit : toutes les factures d’entretien des lieux depuis le XVIIIe sont disponibles ! Cette famille a toujours son entreprise de bougies de luxe, installée en Normandie. Actuellement il existe un véritable engouement pour la réhabilitation du patrimoine et des savoirs faire artisanaux historiques (à Tours avec la soirie…). C’est le moment où jamais pour promouvoir ces pépites.

  • Les pavillons de charme du centre-ville, état des lieux connu à ce jour.

– Au N° 17 Bd Pierre Brossolette : un des 4 pavillons fin XIXe a été défiguré par la construction d’un « garage », à toit à pan en ardoise (le lot a été divisé pour faire du locatif). Le permis a été accepté bien que cet agrandissement finalement à vocation d’habitation donne directement sur la chaussée… Est-ce bien conforme au règlement de la zone ? Rien n’est moins sûr !

Dans cette même rue l’espace Jeunes « Le 11 » a amené la destruction du 1er pavillon fin XIXème siècle il y a une dizaine d’années, Maintenant, c’est le bâtiment du commissariat de police qui doit être détruit.

Rue Gabriel Péri : la modification du PLU limite les projets immobiliers, les promoteurs sont mécontents. Le pavillon très original dans le tournant (N° 38) est toujours à vendre (500m²), la maison du n°43 avec son superbe jardin arboré, est sous contentieux depuis l’impossibilité d’y réaliser un projet immobilier. Mr le Maire a précisé à l’ASPEA qu’il ferait appel en cas de décision de justice favorable au propriétaire. Le maire nous dit régulièrement que désormais, le front bâti encore constitué de pavillons de charme sera préservé dans cette dernière portion parallèle à la voie du RER.

  • Nouvel immeuble entre rue Mounié et parc Bourdeau (« Villa Parc Bourdeau »). La publicité annonçait une venelle ouverte au public (éventualité) sur un terrain privé. Or tout est clôturé aujourd’hui. Problème : 200m de buisson (bordure végétale du Parc Bourdeau) n’ont pas été récupérés après les travaux, alors qu’il était convenu que le promoteur rende le parc à l’identique (« restitution intégrale » indiqué sur un panneau). Mutilation des grands arbres du parc Bourdeau au niveau des racines (5 arbres classés remarquables dans ce parc). Peut-être faudrait-il faire une expertise des arbres du parc ?

  • Quartier Jean Zay, à quoi faut-il s’attendre ?

Voir § ci-après sur les arbres de l’avenue de Sceaux.

2- Protection de l’environnement, des arbres, de la biodiversité.

  • Arbres de hautes tiges avenue de Sceaux et autour du quartier Jean Zay. L’ASPEA a un rôle de vigie à cet endroit et a besoin d’adhérents actifs pour cette surveillance qu’il faudrait étendre à toute la ville.

Avenue de Sceaux : – 18 arbres abattus en 2021 remplacés par de petits arbres (qui ne seront jamais hauts… de manière à faire un élagage facile, peu coûteux2). Hélas, ils auraient pu être sauvés !

– 14 arbres à destinés à être abattus en janvier 2022. Ces arbres ont pu être épargnés grâce à l’intervention de l’ASPEA qui a mobilisé dans un délais record ( 2 jours pour agir) France Nature Environnement et l’association Arbres par son expert Mr Louis Vallin.

La mairie a procédé de manière sibylline : affichage le 30 décembre pour un abattage le 5 janvier (normalement, délai de 15 jours d’affichage).

Suite à l’initiative de l’ASPEA et face à l’argumentation de Mr Vallin, la mairie a accepté de faire appel au cabinet indépendant PhytoConseil pour une contre-expertise. La conclusion est maintenant de protéger les arbres et d’en prendre soin :bravo à l’ASPEA !

Avenue Léon Blum : les marronniers sont malheureusement sur la sellette mais nous comptons bien mobiliser là aussi et avons demandé à ce qu’une expertise soit faite si projet d’abattage.

Juridiquement, pour abattre un alignement d’arbres, il faut en faire préalablement la demande en préfecture. A surveiller car la livraison des immeubles du quartier est prévue pour 2023.

Les nouveaux riverains ne semblent pas s’intéresser aux arbres dans la rue et il serait intéressant de leur demander pourquoi. Mobiliser la jeunesse du secteur pourrait être une solution. On pourrait par exemple faire adopter un arbre par un lycéen …

Mme Gervais et Mme Goulouzelle centralisent les bonnes volontés pour rédiger une pétition didactique à destination des riverains du quartier Jean Zay, et plus généralement des Antoniens. Cette pétition sera prochainement en ligne sur change.org. Elle aura pour objectif d’expliquer l’intérêt des arbres pour tout un chacun et rappeler des notions très simples concernant la plus-value qu’apportent les arbres (Cf. livre de Francis Hallé :  » Du bon usage des arbres, un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques » Éditions domaine du possible, Acte Sud). Il faut sensibiliser à l’urgence, éduquer…

  • Questionnaire Vallée Sud Grand Paris sur aménagement parc Heller, quels sont les objectifs ?

L’association GNSA (Groupe National de Surveillance des Arbres) a contacté l’ASPEA pour rédiger une pétition contre le projet du Parc Heller. 99% des personnes interrogées lors d’un micro-trottoir ne voulaient pas qu’on touche au Parc, notamment à l’Étang du Soleil. Rouvrir la Bièvre est le projet municipal annoncé à grand renfort de communication onéreuse et pour un montant de 20 millions d’euros cofinancés par la Métropole du Grand Paris. Or la Bièvre passe sous des résidences, il ne s’agit donc pas d’une réouverture mais d’un détournement du cours d’eau d’où le coût pharaonique.

Quel intérêt ?

Même si le projet n’est pas clair, c’est la suppression de l’étang qui est en filigrane (coût du curage ? moustiques ?). Les associations de quartier tout autour ne veulent pas de ce projet : elles se constituent en syndicat d’associations pour avoir davantage de poids face à la mairie.

(Dans cet aménagement le poney club resterait au Parc Heller comme l’ASPEA l’avait demandé au demeurant).

La participation de l’ASPEA au projet de pétition en collaboration avec le GNSA est votée à l’unanimité.

3- Bruit, pollution, quels projets d’aménagement des modes de circulation ?

  • L’ASPEA n’a pas reçu d’invitation à la concertation alors que la mairie devait nous associer pour avis.

Qu’en est-il de l’échéancier des travaux ?

  • L’éco-station de gare des bus RATP et Paladin : le projet est toujours à l’étude pour des travaux qui doivent être réalisés d’ici à fin 2023. Quels bus pour moins de bruit et moins de pollution ? Il y aura un réaménagement des lignes de bus et certaines lignes Paladin pourraient être transférées à la RATP et se garer sur le terrain RATP derrière la gare.

  • Autres sujets : la rue de l’Église devrait être partiellement piétonnisée. La place minérale du théâtre fait le mécontentement des riverains. La médiathèque Anne Fontaine doit rester dans le cœur de ville pour conserver des services publics (pas de déplacement à Jean Zay… à confirmer).

I / B – BILAN FINANCIER

Bilan des 3 années 2019-2020-2021 : les recettes sont stables et les dépenses ont un peu diminué avec le COVID.

L’ASPEA dispose actuellement d’environ 6 000 € sur compte courant et 3 000 € sur livret A.

Les frais de banque (Banque Postale) ont beaucoup augmenté. Voir la possibilité d’un compte spécifique pour association de proximité (conditions : jusqu’à 2 employés et budget < 200 000 euros. Coût : environ 7 €/mois).

Voir aussi le Crédit Mutuel qui propose un compte pour association avec un système de paiement en ligne (Pay ASSO).

L’approbation des comptes est votée à l’unanimité.

I / C – RENOUVELLEMENT BUREAU

  • Postes à valider pour enregistrement en préfecture :

=> Trésorerie :

Ségolène DAVIERE ( sortante)

Eric RENAULD ( entrant)

(Renouvellement de la procédure d’agrément, l’ASPEA n’ayant pas reçu de retour de la préfecture l’an dernier.).

=> Vice présidence environnement :

Sandrine Gary-Trehin (sortante)

Magali Roy (entrante)

Martine Peigné Prévot (entrante)

L’approbation du nouveau Bureau est votée à l’unanimité.

  • Appel à candidature pour renforcer le poste de secrétariat

=> besoin d’un(e) volontaire.

II – IDÉES DE PROJETS

 

En cours : la restructuration du site aspea.fr par Elodie (étudiante à Sciences Po. Lille – en stage pour 1 mois), avec liens vers Facebook, Twitter, etc.

II / A – Suivi de l’évolution du dossier sur la Manufacture de Cires et vigilance quant à la conservation des derniers pavillons fin XIXème du centre-ville (ailleurs dans la ville aussi si des adhérents peuvent surveiller et alerter …)

II / B – Un film à proposer au cinéma le Select avec pot ASPEA pour nous faire mieux connaître, lors des journées du Patrimoine : « Arbres et forêts remarquables, un univers à explorer » de Georges Feterman et Jean- Pierre Duval.

Distribution de flyers avec la pétition Arbres du quartier Jean Zay. Contact au Sélect : M. Panier.

II / C- URGENCE CLIMATIQUE ET ENVIRONNEMENTALE, l’ASPEA est la seule association non partisane à Antony qui peut agir localement. Il nous faut donc trouver des leviers d’action pour FEDERER des VOLONTAIRES. Le bien fondé de l’ASPEA est d’être efficace dans les luttes essentielles pour nous aujourd’hui mais aussi et surtout, pour les générations futures.

Appel aux jeunes étudian(te)s à nous rejoindre ! L’ASPEA doit continuer à exister pour qu’Antony garde son identité architecturale, conserve ses arbres ainsi que ses sols de pleine terre, et pour que le bruit et la pollution reculent au lieu d’augmenter.

Fin : 22h15

1 Un stage d’une durée supérieure à 2 mois doit être rémunéré, a minima 600 euros / mois, charges patronales comprises.

2 Le fait d’abattre un arbre et d’en replanter un, permet à certains de se gagner de l’argent.