Du fait de sa visibilité, la banderole au coin de la rue Mounié a créé la polémique, peut-être plus que les autres banderoles de l’avenue Gabriel Péri. On a reproché à ses occupants et à l’ASPEA de faire œuvre de désinformation. C’est pourquoi au mois de mars 2010, ceux-ci ont cru bon de répondre ensemble aux critiques, directement, par un panneau exposé à la grille du 33 rue Mounié (panneau toujours consultable ici).

Quoi qu’il en soit, il faut savoir que le souhait de la Ville d’Antony de voir à terme cette maison démolie n’est pas nouveau : les occupants avaient déjà été convoqués en ce sens par M. Devedjian au début des années 1990, époque où leur voisin immédiat nourrissait l’ambition de construire un immeuble sur les deux propriétés. Dans l’espoir de vaincre leurs réticences, un projet dément d’élargissement du carrefour avait été concocté par la Mairie. Devant un tel harcèlement, les propriétaires avaient envisagé de partir vivre ailleurs, puis s’étaient finalement décidés à se battre. Une enquête publique eut lieu, qui démontra l’inutilité du projet municipal et préconisa un simple pan coupé de 12m2 pour l’aménagement du virage à gauche. Un tract humoristique témoigne de cette mobilisation, édité à l’époque par l’association Re-vivre à Antony (voir ci-dessous). Autant dire que le projet d’alignement de l’automne 2009, au prétexte d’élargir les trottoirs, avait un air de déjà-vu…

Soutenir ces propriétaires que la spéculation n’intéresse pas, qui souhaitent rester dans les lieux où ils ont vécu, c’est un peu le pari de l’ASPEA. Nous sommes persuadés qu’ensemble, nous pouvons imposer d’autres valeurs.