À Antony, une maison centenaire en meulière, nichée au 44 avenue Gabriel Péri, est aujourd’hui menacée de démolition.

Derrière ce projet immobilier, c’est bien plus qu’un bâtiment qui risque de disparaître : une part de l’histoire de notre ville, un équilibre urbain fragile, et des arbres remarquables essentiels à notre cadre de vie.

L’ASPEA se mobilise. Voici pourquoi.


Le contexte : une maison, une histoire, un problème

Une villa emblématique du cœur de ville

Construite au début du XXᵉ siècle, cette maison en meulière a été conçue par l’architecte René Gravier.
Elle est représentative de l’architecture pavillonnaire qui a façonné l’identité d’Antony :

  • façade en pierre meulière,
  • modénatures et bandeaux décoratifs,
  • fenêtres surmontées de linteaux,
  • garde-corps travaillés,
  • jardin arboré avec arbres de haute tige.

Ces qualités avaient d’ailleurs conduit la commune à reconnaître officiellement ce pavillon comme “Bâti remarquable”, avec une protection inscrite dans les documents d’urbanisme, avant un revirement récent.

Voici la photo de la maison avant murage (en haut) et après-murage (en bas) :

Maison du 44 Avenue Gabriel Péri à Antony (92)

Un projet de démolition déguisé

Aujourd’hui, un permis de construire modificatif a été déposé par un promoteur pour :

  • démolir la maison existante,
  • abattre les arbres du jardin,
  • construire deux bâtiments totalisant 10 logements,
  • atteignant 12 mètres de hauteur, rendus possibles par les modifications récentes du PLU.

Le problème ?
Ce projet est en rupture totale avec le bâti existant, tant par son gabarit que par son impact paysager, et il efface définitivement un élément clé du patrimoine local.


Pourquoi nous agissons ?

Parce que le patrimoine est nié

Alors que cette maison avait été reconnue pour ses qualités architecturales, la commune affirme désormais qu’elle ne présenterait « aucune caractéristique particulière » et qu’elle serait en état de vétusté extrême.

Pourtant :

  • les façades n’ont pas changé,
  • la dégradation résulte en partie d’un abandon volontaire, sans intervention des autorités,
  • cet état est aujourd’hui utilisé comme argument pour retirer la protection, ouvrant la voie à la démolition.

Ce raisonnement est dangereux : il crée un précédent inquiétant pour tous les bâtiments remarquables de la ville.

Parce que le projet est disproportionné

L’ASPEA conteste plusieurs points majeurs :

  • un gabarit excessif par rapport aux maisons voisines,
  • une division parcellaire artificielle,
  • la suppression de pleine terre,
  • l’abattage d’arbres remarquables, pourtant essentiels pour lutter contre les îlots de chaleur urbains.

La densification ne peut pas se faire au détriment du bon sens, de l’environnement et de l’histoire locale.

Parce que l’identité d’Antony est en jeu

Raser cette maison, c’est :

  • standardiser encore un peu plus nos rues,
  • remplacer un lieu vivant par des bâtiments sans âme,
  • effacer la mémoire architecturale du cœur de ville.

C’est précisément pour éviter cela que l’ASPEA a engagé plusieurs recours juridiques, appuyés par un cabinet d’avocats spécialisé.


Comment nous aider ?
Signez la pétition

Votre soutien est essentiel

Face à des décisions administratives lourdes et à des intérêts financiers puissants, la mobilisation citoyenne est déterminante.

Vous pouvez agir concrètement :

  • ✍️ en signant la pétition pour dire STOP à la démolition du 44 avenue Gabriel Péri,
  • 📣 en la partageant autour de vous,
  • 💚 en soutenant l’ASPEA par un don ou une adhésion, afin de financer les recours et les actions de sensibilisation.

Chaque signature renforce notre dossier.
Chaque soutien compte.

Signez la pétition. Partagez. Agissez.

Ensemble, sauvons cette maison, ses arbres, et ce qu’ils représentent pour l’avenir d’Antony.