CR activités ASPEA notamment réunions avec des représentants de la MAIRIE les 27 janvier et 26 mars 2021

Étaient présents de la mairie : Perrine Precetti, Éric Bréro

Étaient présents de l’ASPEA : Hélène Merlet, Sandrine Gary-Trehin, Thierry Lauriol, Ségolène Davière, Magali Roy

PROBLEMATIQUE LOCALE DANS UN CONTEXTE GLOBAL : Sauvegarde du PATRIMOINE ANCIEN HISTORIQUE, Sauvegarde « ENVIRONNEMENT CADRE DE VIE  » pour une ville plus apaisée et VIVABLE.

Intro => Source de nos réflexions : 1-Emission France Culture le 21 janvier vers 21 heures :
https://www.franceculture.fr/emissions/nos-geographies/mondes-urbains Marie-Christine Jaillet, directrice de recherche au Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires (LISST) du CNRS à l’Université Toulouse-Jean Jaurès. Il nous semblerait important que la Mairie comprenne que  face à la crise liée à la pandémie, il conviendrait de tenir compte des attentes des habitants qui veulent être acteurs de leur ville en ayant plus  d’espaces de solidarité…Il conviendrait de définir un urbanisme post crise qui tienne compte des fragilités liées à l’hyperdensité et tenir compte du nouvel exode de citadins vers les régions  (qui ne sont pourtant  pas parmi les plus mal logés selon les statistiques)

=> tenir compte du développement important du télétravail et de la création d’espaces de travail hybrides qui vont limiter les déplacements de personnes travaillant notamment dans le secteur tertiaire.

=> tenir compte du phénomène de « démobilité »

=>réflexion sur la revendication de la singularité de chaque ville, de chaque quartier qui va à contre pieds de la standardisation de la fabrique urbaine…

I- DENSIFICATION URBANISME :

Mr Bréro nous dit que la ville doit répondre aux directives nationales qui imposent une densification en Ile-de-France.  Mme Belhomme, vice présidente du territoire affirme toujours qu’il FAUT DENSIFIER dans le cadre de l’atelier du CATTE (Cf : vidéo « Atelier concertation N°3/5 Bâtiments et Aménagement durable »)

Par la suite, nous avons  directement demandé à Mme Belhomme lors d’une réunion CATTE, de nous dire si depuis la pandémie, les projections de densification de l’Ile-de-France sont ou non toujours à l’ordre du jour ? Depuis janvier, nous n’avons pas reçu de réponse de Mme Belhomme et allons devoir la relancer en précisant nos questions : Est-ce que cette densification programmée a-t-elle toujours du sens ? Sur quelles bases a-t-elle été décidée ? Quels sont les arguments qui la justifie désormais ?

Question Aspea :

Si Mme Belhomme ne nous répond pas, est-ce que la mairie peut nous donner des réponses probantes ou bien se mettre en relation avec les chercheurs du plateau de Saclay  qui travaillent sur ce sujet ?

Réponse  Mairie:

  1. Bréro nous dit que la densité de population est stable à Antony mais qu’il y aurait un besoin de logements en raison des séparations, des enfants qui s’installent… En effet il y a de plus en plus de famille mono parentale : 1/3 des « ménages » est composé de « personne seule » en raison des séparations. Mme Precetti ajoute qu’avec le Quartier Jean Zay et Antony Pôle, le besoin en logements va être pourvu. Nous soulevons l’idée de transformer des bureaux en logements au besoin et nos interlocuteurs de la mairie nous répondent que cette option peut-effectivement être étudiée.

Pour les chiffres précis, sur l’arrondissement d’Antony, voir INSEE :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=ARR-921#chiffre-cle-3

en 10 ans (2007-2017) : + 22 000 personnes (augmentation de 5,7%) et + 14 857 logements (augmentation de 8,4%)

Demande Aspea : nous souhaitons être consultés en amont de l’élaboration du PLUi et bien avant l’enquête publique

Réponse mairie : ils vont nous transmettre un calendrier d’élaboration du PLUi.

A – LES DIFFERENTES ZONES OU RUES QUI NOUS PRÉOCCUPENT :

1- Quartier Jean Zay : 

Question Aspea : Nous demandons s’il est envisagé qu’il y ait des jardins potagers urbains dans les espaces verts qui vont être créés.

Réponse mairie : Mme Precetti nous dit que c’est à voir avec le territoire mais qu’en l’état, des espaces verts arborés sont prévus, mais pas de potagers. Les futurs habitants pourront en faire la demande sur les terrains privés et peut-être faire évoluer le projet.

    

Question Aspea : Nous demandons si des commerces de proximité alimentaires et de bouche sont prévus aux RDC des résidences ?

Réponse mairie : Selon Mme Precetti, il y aura tout ce qu’il faut pour que les habitants de ce quartier puissent faire leurs courses sur place.

 2- rue Auguste Mounié

Question Aspea : où en est le projet d’’aménagement de la rue Mounié ? Serait-il possible d’être informés du projet pour avis, concertation ? La mairie a dit qu’elle avait décidé de travailler désormais en concertation avec ses administrés, alors comment cela se passe-t-il concrètement?  Une piste cyclable dans les deux sens, une voie voiture et places de stationnement d’un seul côté réservées pour les livraisons et les places handicapés ? Est-ce que les véhicules (thermiques) devront stationner dans les parkings souterrains sous le marché et celui du Monoprix ? Est-ce que la mairie a prévu des dalles perméables (herbe pousse entre les petites dalles)  pour les espaces piétons et entre les places de livraison ? 

Nous faisons part de notre entière disponibilité pour relayer les avis des adhérents de notre association.

Réponse mairie : Mme Precetti nous rappelle que le questionnaire de la  mairie a recueilli environ 5000 contributions et qu’une étude préalable est en cours avant présentation de projet(s) aux Antoniens vers la fin 2021. Suite aux concertations qui auront lieu sur la base du (ou des ?) projets, les travaux pourront commencer.

3- l’ilôt du centre-ville avec rue G. Péri, la partie parallèle à la voie du RER qui vient de revenir en zone UD c’est à dire pavillonnaire.

RAPPEL : Le rapport d’enquête publique de modification N° 5 du PLU : https://www.ville-antony.fr/actualites/modification-plus-novembre-2020

EXTRAIT :

« La protection du patrimoine

 Remarque 2 de Mme la commissaire: « Concernant le classement de certains secteurs de la zone UA dans la zone UD et l’évolution de la zone UA : le fait que la zone UA soit particulièrement dense à l’endroit où le classement d’un certain nombre de pavillons en zone UD est prévu n’est pas un argument convaincant. Au contraire,cette décision va permettre de soustraire à la densification une partie patrimonialement intéressante de la ville qui sera ainsi conservée. « 

La commissaire fait mention qu’elle a eu l’occasion de visiter sur place les lieux c’est-à-dire :

« Le secteur de l’avenue Gabriel Péri, et le souci de préserver des pavillons intéressants, menacés par une densification très forte du secteur etc. » »

 Mais au  44 de la rue G. Péri, les fenêtres du  pavillon sont murées et le nouveau propriétaire veut démolir et couper les arbres pour construire un projet immobilier d’envergure ( 1) au maximum de ce que le PLU autorise ( 12m de haut et occupation au sol maximum). Cette propriété est l’une des plus belles visibles de la gare du RER et un élément constituant de « la vitrine » de note centre-ville. Il y a au moins 8 arbres de hautes tiges à protéger dont 5 conifères, un de 10 mètres, 2 de + de 13 mètres et 1 d’au moins 20 mètres de haut.  Derrière le plus haut des conifères se trouve un arbre de haute tige d’au moins 15 mètres,  devant le pavillon un beau marronnier  et à droite du portail, un bel arbuste qui est là depuis très longtemps.

 

Mars 2021                                        Juin 2020 

Demande Aspea : Nous souhaiterions que le propriétaire renonce à ce projet et à ce que la mairie préempte pour y réaliser un square avec conservation du pavillon en maison communale (dont usage à définir, peut-être pour les archives de la ville). Ce square serait vraiment le bienvenu dans cet hyper centre très dense avec l’école maternelle et primaire Sainte Marie et beaucoup de personnes âgées qui pourraient venir profiter de l’un des espaces verts arboré des plus beaux du cœur de ville, sachant que le Parc Bourdeau va devenir bien petit avec l’afflux des nouveaux riverains.

 

Réponse mairie :

  • La mairie n’a pas donné l’autorisation de construire le projet présenté par ce nouveau propriétaire qui a engagé un bras de fer avec la mairie et Vallée Sud Grand Paris. En effet ce propriétaire serait déterminé à aller en justice pour défendre son droit à construire.

Remarque ASPEA : nous approuvons la position de la mairie qui a fini par entendre les alertes émises par l’ASPEA depuis 2009 et sommes prêts à soutenir la mairie pour la préservation de la continuité paysagère et architecturale de ce front bâti.Pétition ? Tracts ? La réflexion est ouverte.

4- N° 19 de la rue P. Brossolette,

un garage de près de 4 mètres de haut sur  52 m² au sol va masquer le  RDC et plus de  la moitié du 1er étage de ce pavillon fin XIXème siècle. Ce garage va rompre  l’homogénéité architecturale constituée de l’alignement des quatre pavillons de cette époque. Néanmoins,  le pavillon n’a pas été démoli contrairement à ce que voulait le propriétaire qui  a obtenu en contrepartie la construction d’ un 2ème pavillon sur l’arrière de la parcelle.

  

Le 19 avant que le garage ne cache la façade                             Exemple garage respectueux du patrimoine

La deuxième photo prise récemment « Villa Saint Georges » nous montre comment un garage peut être construit qui soit suffisamment bas pour ne pas cacher le patrimoine architectural. La qualité des matériaux, le soin apporté à la finition sont aussi essentiels  pour une bonne insertion dans le paysage urbain.

Remarque ASPEA : l’ASPEA a été créée en 2009 pour dénoncer les modifications d’ampleur du PLU en 2008 et notamment le changement de zonage qui allait, à terme, entrainer la démolition de ces pavillons. Nous nous réjouissons de voir ce front bâti ne pas être tombé sous les coups des pelleteuses mais déplorons que la construction de ce garage.

5- Concernant la Manufacture Royale de Cires :

Les deux permis déposés ont été refusés et interdiction désormais de démolir grâce à l’action de l’ASPEA : le 8 décembre, en raison de l’importance historique de ce site, une réunion s’est tenue sur place avec notamment à la demande du Ministère de la Culture ,Monsieur  Léautot Architecte des Bâtiments de France, Monsieur Stéphane Bern accompagnée par Madame Danton, Monsieur Julien Pruvost des Cires Trudon ainsi que des représentants de la Congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Cluny et de la Mairie. Messieurs Léautot et Bern ont vigoureusement marqué  leur opposition à la démolition des bâtiments menacés. La balle est actuellement dans le camp des propriétaires, c’est à dire des Soeurs de la Congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Cluny. La ville s’engage à protéger la ciergerie ; nous  demandons une protection de l’ensemble des bâtiments et cours au titre du patrimoine historique et CULTUREL comme  l’un des derniers vestiges de l’architecture pré-industrielle en Ile-de-France au XVIIIème siècle. La fabrication des cierges et des bougies  de cette manufacture a permis d’éclairer autrefois bien au-delà des frontières françaises et la production de la lumière est une thématique inépuisable tout comme sa valeur scientifique et symbolique. Il existe un fond documentaire impressionnant sur ce site historique y compris dans la famille des descendants des Trudon. Ce site offre donc un potentiel incroyable pour un projet culturel. Nous rappelons que « nous avons la chance d’avoir ce patrimoine qui peut permettre à notre ville de générer un tourisme local régional si ce site était valorisé comme il  le mérite. Les enfants des écoles d’Ile-de-France, les retraités en demande d’activités et tout un chacun pourraient venir découvrir ce lieu s’il devenait attractif.  Notre idée d’y créer par exemple un Éco-Musée de la Lumière à taille humaine, chaleureux et pourvu de quelques ateliers d’arts en compléments serait salutaire. A l’heure où nous devons développer des activités de proximité pour limiter les déplacements les plus polluants, un projet de ce type trouverait là tout son sens. » Les Cires Trudon sont intéressées pour participer à ce projet.

Il a été aussi rappelé la présence de nombreuses sources, indispensables pour le travail de la cire, et donc l’impossibilité de construire en sous-sol notamment pour des parkings. Les canalisations en plomd du XVIIIème siècle et semble-t-il également des canalisations de l’époque gallo-romaine se trouvent encore sur place.

Il est envisagé de prendre RDV notamment avec Monsieur Pascal Collin, maire adjoint en charge des archives et de l’histoire de notre ville.

URGENCE => ENGAGER NOUVELLE EVOLUTION PLU POUR CREATION AVAP

=>  la Manufacture Royale de Cires ( + autres zones possibles à répertorier par un architecte du patrimoine).

  

  • DENSITIFICATION URBANISME ET NATURE

A- LES SOURCES ET LES NAPPES

Rappel Aspea : La ville d’Antony est assise sur une « mine d’or » à préserver : les sources et nappes de l’Eocène et aquifère de l’Albien. Voir http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/les-principales-nappes-en-ile-de-france-r567.html et surtout la carte http://carmen.developpement-durable.gouv.fr/18/ZRE.map

Une partie de la nappe est classée en zone de répartition des eaux (ZRE). De ce fait, les prélèvements sont soumis à autorisations dès le seuil de 8m3/h, au lieu de 200000 m3/an dans le cas général. L’arrêté de classement en ZRE est disponible ici : http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DBSN09-15-PRIF-PV-Arrete_ZRE_cle58c89b.pdf .

1ère demande à vocation écologique et durable : protéger ces nappes, constituées en partie d’eau captive parfaitement propre, en évitant le gaspillage par pompage et rejet direct sur la voirie. Encadrer les pompes de relevage des eaux de nappe (à ne pas confondre avec les pompes utilisées ponctuellement lors des orages pour lutter contre l’inondation d’un sous-sol par les eaux de pluie).

La commune est malheureusement également touchée par un aléa fort : celui du retrait-gonflement des argiles, phénomène qui va en s’accentuant au fil des épisodes de sécheresse marqués. De nombreuses habitations sont touchées par des désordres structurels compromettant leur stabilité. Toucher à l’hydrogéologie d’un terrain par rabattage d’une nappe aggrave les désordres sur toutes les habitations du secteur, ce qui serait le cas par exemple en autorisant un projet immobilier sur le site de la Manufacture royale de cires.

2e demande à vocation conservatoire : ne pas rabattre les nappes pour un intérêt individuel (avoir un garage en sous-sol), mais préserver l’intérêt collectif en évitant toute modification de l’hydrogéologie locale. Cette action préventive limitera indirectement les désordres dus au retrait-gonflement des argiles.

Enfin, on constate que le rejet des eaux de pompage de nappe :

  • n’est pas encadré comme les rejets d’eau de pluie dans le PLU : « Les eaux pluviales devront être infiltrées sur la parcelle (« zéro rejet »). Dans les zones de risques liés aux anciennes carrières et d’aléa retrait-gonflement des sols argileux de niveau fort, les eaux pluviales pourront être rejetées dans le réseau d’assainissement. Lorsque le « rejet zéro rejet » n’est pas réalisable, le débit d’eaux pluviales rejeté dans le réseau d’assainissement doit faire l’objet d’une limitation fixée à 2 L/s/ha pour une pluie d’occurrence décennale sur le territoire d’Antony. »
  • n’est de ce fait pas contrôlé. Mais le rejet des eaux pluviales est-il contrôlé ?
  • se fait le plus souvent sur la voirie, toutes les rues ne disposant pas d’un réseau séparatif EU/EP, au risque de créer de grandes surfaces gelées lors des épisodes de froid. Qui est responsable lors d’accident routier sur ces plaques d’eau gelée ?

Concernant les rabattages de nappe, voir l’intéressante plaquette : https://www.haute-garonne.gouv.fr/content/download/28368/192318/file/D%C3%A9pliant%20rabattement%20de%20nappes.pdf

Notre proposition (déjà présentée lors de l’enquête publique 2020 de modification n°5 du PLU) : puisque la gestion des rejets d’eau de nappe est complexe et irrespectueuse de l’environnement, évitons-là en adaptant les constructions au terrain (comme faisaient les anciens !).

1° demander à chaque dépôt de permis une étude géotechnique de conception (G2) phase Avant-projet (AVP). Cette étude de sol coûte au maximum 4000 euros (en général, % faible du coût total du projet) et assure toutes les parties de la pérennité du projet.

2° adapter le projet de construction à l’environnement géologique et hydrogéologique. Autrement dit, adapter la présence et la taille des sous-sols au niveau de la nappe, pour éviter toute pompe de relevage des eaux de nappe. Les pompes existantes ne sont pas remises en cause, les pompes ne servant qu’en cas de pluie, ne sont pas non plus concernées (on les distingue par le fait qu’elles ne rejettent l’eau qu’en cas de forte pluie, et elles ne rejettent pas de l’eau à intervalles réguliers toute l’année).

Réponse de la mairie :

  • action pour transmettre au territoire VSGP la question du contrôle des rejets sur voirie des eaux pluviales ;
  • action pour ajouter la question des eaux de nappe dans le PLUi ;
  • réticences actuelles vis-à-vis d’une trop forte contrainte sur la construction pour ne pas être dans l’illégalité et ne pas faire perdre de la valeur aux terrains.

 

B-  PLEINE TERRE/ SAUVER ARBRES ET EN PLANTER/ DEMINÉRALISER LES PLACES/ LES PLACES PARKING…

Question Aspea : en ce qui concerne les arbres de hautes tiges, comment les protéger  en l’absence de droit de l’arbre? Pourquoi avoir abattu les tilleuls proches du théâtre ? Pourquoi avoir construit si près de l’arbre remarquable Parc Bourdeau ?

Réponse mairie : On ne peut pas garder les arbres gênants qui abiment les trottoirs car les trottoirs ne seraient plus PMR ; l’arbre du parc Bourdeau est assuré et c’est le promoteur qui paiera des pénalités si l’arbre meurt ( !) .Les tilleuls ont été abattus parce qu’ils n’étaient pas au même niveau que le théâtre.

 

Remarque ASPEA : nous n’avons d’autre réponse que de  recommander à nos élus de lire «  Du bon usage des arbres, un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques » de Francis Hallé, Édition du possible, Acte Sud (2011).

 

  • Antonypole :

Question Aspea : Quels sont les projets ? Quand la population sera-t-elle consultée ? Est-ce une maxi zone Jean Zay : immeubles, densité, quelle hauteur? Quelle densité ? L’Aspea demande qu’il y ait consultation.

Réponse mairie : d’ici 2 à 3 mois il devrait y avoir un plan guide consultable.

Question Aspea : Est-il  envisageable de prévoir une micro forêt type Miyawaki  pour apporter fraicheur et  biodiversité?

Réponse mairie : il ya des discussions à ce sujet et il nous est conseillé de contacter Géraldine Pauli en charge du développement durable. Elle travaillerait sur la végétalisation le long des voies de transports ou de squares.

 

C- DENSIFICATION ET POLLUTION/ SANTÉ PUBLIQUE

Aménagement de la gare RATP derrière la gare du RER Antony centre-ville.

Quelle échéance pour connaitre le projet désormais ? Demande de tenir les engagements du maire des années 2000  de faire déplacer certains des terminaux de bus qui sont rue de l’Abbaye, là où il n’y a pas de gare, vers la véritable gare routière Antony centre. En l’état, les riverains sont directement exposés aux nuisances sonores et de pollutions, les cyclistes ont peur et viennent peu nombreux  en vélo dans le sens prévu.Ne venant pas, ils ne peuvent pas repartir grâce à l’aménagement sécurisé en contre-sens. Problème aussi des nombreux piétons qui doivent traverser le pont pour aller du RER à Ste Marie / Du RER  aux bus paladin rue Abbaye. Le climat est anxiogène aux heures de pointes et de sortie des élèves de Sainte Marie ( au moins 4000 élèves ) dont beaucoup de parents viennent encore déposer et récupérer leurs enfants en voiture : trop de voitures, de bus , de mobylettes… Alors que le discours de nos élus est de créer une ville plus apaisée, chaque jour la ville est un peu plus surchargée, bruyante et polluée. Pour exemple  les dizaines de mobylettes des livreurs du Mac Do qui s’ajoutent aux nombreux véhicules qui circulent déjà dans l’hyper centre.

Réponse mairie : des changements sont prévus qui doivent tenir compte de ces problèmes mais il faut attendre 2023 pour que les nouveaux aménagements des gares routières soient mieux adaptés notamment grâce au Tramway T10 qui va arriver à la Croix de Berny.

Remarque Aspea : le délai est sans cesse repoussé et les riverains perdent patience.

 

D- POLLUTION DENSITÉ DE LA CIRCULATION ROUTIERE

Demande Aspea : faire appliquer la loi et l’arrêté voté par la municipalité permettant de lutter contre la pollution et verbaliser tout chauffeur laissant tourner son moteur en stationnement. Ce décret ne peut pas être suivi d’effet parce que  les agents de la police municipale ne viennent pas aux heures de pointes et sorties d’école pour prévenir ( travail de pédagogie) et relever les plaques immatriculations et si récidive amande de 135€ comme la loi le prévoit. Proposition annexe : fermer les rues devant les écoles primaires pendant un créneau d’une demi-heure le matin (pour les écoles primaires dont le réseau de rues s’y prête).

Réponse mairie : ils vont faire passer l’information en interne pour que la police municipale  fasse de la prévention et de la sensibilisation sur ces sujets et verbaliser au besoin. Par ailleurs ils notent que les parents d’élèves font aussi tourner leur moteur devant les écoles et devraient se rendre à l’école à pied bien plus souvent quand les distances le permettent. C’est une question de responsabilités de chacun.

Nous demandons à la mairie de communiquer sur ces sujets essentiels dans la revue mensuelle «  vivre à Antony ».

 

EXTRAITS CHOISIS :

Mme la commissaire souligne le fait qu’il n’y a pas eu de réunion publique ni de concertation sur ce PLU= ce que propose le commissaire enquêteur : engager une nouvelle évolution du PLU (en lien avec les avis des Antoniens mais aussi pour une cohérence globale

HAUTEUR DU BATI

Remarque 1: La commissaire enquêteur fait le même constat que nous :

le PLU va dans le bon sens mais pas assez loin, en écrivant : « J’assortirai cet avis d’une recommandation : que l’EPT et la ville ne tardent pas à envisager une nouvelle évolution du PLU et à mener une réflexion sur la hauteur du bâti.  »

 

Il s’agit d’empêcher les petits logements collectifs dans les zones pavillonnaires et d’avoir une cohérence globale.

Recommandation du commissaire enquêteur motivée par de nombreuses remarques telles que :

Commissaire : « Concernant l’évolution de hauteur du bâti : la réduction de la hauteur du bâti ne relevait pas des modifications proposées à l’enquête publique, c’est la raison pour laquelle l’EPT n’a pas motivé sa réponse. Une réflexion à ce sujet est prévue dans le cadre d’une procédure ultérieure d’évolution du PLU. Il n’existe donc pas une fin de non-recevoir sur cette question, même si on peut regretter ce décalage dans le temps car, avant qu’une nouvelle modification intervienne,4 N° E20000024/95 les immeubles d’une hauteur de 12m se seront multipliés, créant des nuisances pour le voisinage, et portant atteinte à l’équilibre du bâti et à son aspect architectural dans le quartier pavillonnaire. »

 

Commissaire : « Les espaces de pleine terre sur le non bâti : on peut exprimer le même regret concernant le pourcentage réservé aux espaces de pleine terre sur le non bâti car, la ville, après avoir publiquement annoncé son ambition de retenir un pourcentage de 90% (bulletin municipal), a retenu un pourcentage de 75%, sans que l’EPT et la ville ne s’expliquent sur les raisons qui les ont conduits à faire ce choix : on ne peut que regretter la réponse lapidaire de l’EPT : « il est rappelé que le bulletin municipal n’a pas de valeur juridique », qui n’est pas une réponse de fond. «