Un nouveau camouflet aux Antoniens

20GP-3

Au coin de la rue du Marché (numéros 18 et 20 de l'avenue Gabriel Péri), La Mairie a délivré en février un nouveau permis de construire pour une résidence de luxe de la société immobilière Franco Suisse (jusqu'à 700 000 € l'appartement) : 22 logements et 53 places de parking, qui s'ajoutent aux 45 logements et 105 parkings prévus aux numéros 32-36 et 40-42 de l'avenue. Le bâtiment compte 4 niveaux et s'élève à une hauteur de 13m, alors qu'il devrait être limité à 10m selon l'article UAa 10.1 (largeur de la rue actuelle).

Ainsi la Mairie "s'assoit" sur les résultats des deux dernières enquêtes publiques :

  • elle inscrit dans les faits un plan d'alignement (élargissement) qui a été rejeté lors de l'enquête publique de l'automne 2009.

  • elle utilise l'article UAa 10.5 sans tenir compte des réserves du commissaire enquêteur lors de l'enquête publique du printemps 2010 (qui précisait que : "la hauteur maximale du bâtiment peut être majorée de 1m exclusivement si la largeur de la voie le permet.")

Avec ce nouveau permis accordé à la Franco Suisse, la Mairie inflige un nouveau camouflet aux règles d'urbanismes et aux procédures publiques de concertation qui les encadrent.


Commentaires (3)Add Comment
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20 rue du marché
Par Thierry Menuet, 04 avril 2011
10, 12, 13 métres ; au-delà de la hauteur, une entorse à la réglementation de l'urbanisme est-elle acceptable ? une procédure juridique est-elle envisageable ?
Sans tomber dans la nostalgie et la chanson de Dutronc "c'était un petit jardin", il est essentiel d'être vigilant et de préserver au mieux ce patrimoine et notre environnement.
J'essaierai de venir ce soir.
Bien à vous
Thierry Menuet
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réponse au commentaire précédent
Par Michel, 04 avril 2011
L'ASPEA envisage de déposer un recours.
Merci de votre soutien ! Un geste simple : adhérer et faire adhérer à l'ASPEA.
Nous nous tenons à votre disposition pour de plus amples informations.
Bien à tous,
Michel, membre de l'ASPEA
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Dommage
Par Frédéric, 27 avril 2011
Sensible à l'architecture, j'aime beaucoup me promener à Antony et y admirer les bâtisses. Nous aurions aimé y vivre, mais clairement les prix pratiqués sont tous bonnement irréels pour les jeunes cadres que nous sommes. J'encourage votre combat, j'espère que les différents propriétaires des maisons concernées ne cèderont pas aux sirènes de l'argent facile car le cadre de vie n'a pas de prix.

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