Au N° 5 de la rue de l’Abbaye face au lycée Sainte Marie deux maisons mitoyennes viennent d’être construites à côté d’un pavillon ancien. L’ASPEA s’était mobilisée pour empêcher un projet plus important, qui aurait entraîné la démolition de ce pavillon de 1870. C’est un succès encourageant, qui démontre que des actions légitimes peuvent être efficaces. Mais les ravages d’une densification mal conduite persistent avenue Gabriel Péri et Boulevard Pierre Brossolette.

Depuis des mois, la Franco Suisse maintient la confusion en affichant deux permis de construire après le virage de l’avenue Gabriel Péri, là où des maisons ont été détruites l’année dernière (cliquer pour agrandir). En déposant un recours juridique, l’ASPEA a réussi a bloquer un projet qui englobait en outre les numéros 40 et 42, notamment une remarquable maison à colombages qui est encore debout. Madame Devedjian nous a transmis la déclaration d’ouverture de chantier, qui correspond bien au permis restreint aux parcelles 32-34-36. Pourquoi alors la Franco Suisse persiste-t-elle à afficher ce projet élargi, malgré nos protestations écrites?

En lieu et place d’un pavillon détruit par la Mairie il y a deux ans, situé au début du boulevard Pierre Brossolette et visible de la gare du RER, nous avons vu sortir de terre un drôle de bâtiment. Selon le permis de construire, il s’agit « d’un bâtiment industriel à vocation administrative et visant à créer les conditions d’accueil collectif de mineurs de 11 à 16 ans ». Estimé oralement par notre maire à 1,3 million d’euros, ce bâtiment semble être provisoire. En effet, un projet plus important qui englobe cette parcelle serait dans les cartons, mais à ce jour il n’y a pas moyen d’en savoir plus.

Il faut rappeler que la menace de destruction pèse sur tous ces pavillons, du poste de police municipal jusqu’à la rue Augusta, depuis que la Mairie les a classés en zone densifiable. Parmi ceux-ci, des pavillons remarquables datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Ils sont les derniers à représenter l’histoire au centre de notre ville, et sont visibles par des milliers de personnes qui vont prendre chaque jour le RER. Quatre de ces pavillons ont déjà été préemptés et achetés par la Mairie. Il est donc légitime de les considérer comme faisant partie du bien collectif des Antoniens, sur l’usage duquel ils ont un droit de regard et d’information. Nous posons donc clairement la question : quels sont les projets de la Mairie sur cette portion du boulevard Pierre Brossolette ?

Dans l’intérêt général, nous demandons à la municipalité d’organiser une véritable concertation, qui fasse participer des urbanistes et des architectes indépendants aux côtés des habitants de la ville, pour se projeter dans un futur qui préserve le cachet de ce centre-ville apprécié de tous.

Avant qu’il ne soit trop tard, soutenez l’ASPEA qui travaille patiemment pour la sauvegarde du patrimoine dont tout le monde profite.

Merci à toutes et à tous