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Qu'adviendra-t-il de ces maisons qui font le charme d'Antony? Certaines sont déjà tombées, d'autres sont visées par des opérations en cours, beaucoup sont menacées depuis que la Ville d'Antony encourage la spéculation des promoteurs. Seul pourra les sauver un sursaut citoyen chez tous les antoniens.

Nos derniers articles :

Mobilisation contre l'opération immobilière « Clos de l’Abbaye»

17abbayeMai 2012 : Le pavillon nommé « villa Salazie » et situé 17 rue de l'Abbaye est menacé de destruction. Signer la pétition.

Ce pavillon de 1893, au charme incontestable, est l'un des tout derniers pavillons de la fin du XIXème siècle du centre ville. Il a la particularité rare d'être en partie dissimulé dans un écrin de verdure, avec au premier plan un magnifique magnolia dont la floraison est un véritable ornement pour la rue. Cette maison fait partie d'un ensemble jusqu'ici très préservé : toutes les maisons ont été construites en l'espace de quelques années à la fin du XIXème siècle. Elles sont aujourd'hui intactes, pas une seule ne manque à cet ensemble. Les riverains du quartier y sont très attachés : cette villa, située en zone pavillonnaire (UD) et dans la zone classée de l'église St Saturnin, fait partie du patrimoine historique d'Antony !

Or aujourd'hui un projet immobilier, déposé en mairie en février 2012, fait peser la menace de sa destruction ! Ce projet prévoit la construction d'un immeuble de 4 étages, avec une façade sur rue de 20m de long, 800 m2 habitables divisés en 12 logements, et 26 places de parking. Si ce permis est accordé, c'est encore une maison historique du centre qui est rasée, un arbre centenaire détruit, un parc paysagé endommagé et qui ne sera plus visible de la rue par les nombreux passants.

Ce projet d'immeuble est en totale opposition avec les intentions affichées par la Mairie. Il est clairement écrit en 1ère page du PADDD (Projet d'Aménagement et de Développement Durable) que « le projet de la municipalité (...) réside dans la définition d'un développement communal harmonieux qui privilégie (...) la préservation des espaces verts et du tissu pavillonnaire ». Et plus loin : « La ville bénéficie d'un cadre de vie qu'il convient de préserver : un patrimoine naturel riche, complété par un espace public arboré et soigné ainsi que des propriétés souvent verdoyantes. Un patrimoine bâti diversifié : de l'ancien bien représenté (...) Un coeur ancien mis en valeur, notamment autour de l'église St Saturnin » « L'objectif de la municipalité est donc de préserver le secteur pavillonnaire (...) et d'éviter sa densification »

Dans cette zone pavillonnaire (UD), cet immeuble n'a donc pas sa place. Il ne respecte ni la cohérence architecturale de ce côté de la rue de l'Abbaye, ni la structure de trame verticale qui offre au regard une succession de pavillons séparés les uns des autres par des jardins. Son volume surdimensionné par rapport aux autres habitations de ce côté de la rue dénaturerait complètement l'environnement pavillonnaire et le cadre de vie. Les habitants du quartier, ainsi que bon nombre d'Antoniens et usagers du centre-ville réunis à travers l'ASPEA, réclament à bon droit le rejet pur et simple du permis de construire. Mais voici la seule réponse du Maire jusqu'à présent : « Nous vous invitons à vous rapprocher directement du promoteur pour l'avertir de vos réticences. Un projet peut toujours évoluer tant qu'aucune décision n'est encore prise » Au lieu de ces tergiversations, nous demandons à la Mairie d'assumer ses responsabilités. Cet immeuble ne doit pas voir le jour à cet endroit. Aidez-nous à faire entendre la voix de ceux qui refusent ces projets immobiliers abusifs, afin que la Mairie respecte ses engagements. Signez la pétition ci-dessous. Soutenez l'ASPEA, l'association locale qui se bat aux côtés des particuliers pour sauvegarder le patrimoine dont tout le monde bénéficie.

Pour signer la pétition par mail,

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ou bien envoyer directement un mail à l'adresse Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , ayant pour objet « Signer la pétition », et en inscrivant dans le corps du mail la mention :

« Je signe la pétition de l'ASPEA contre l'éradication du patrimoine ancien dans le centre d'Antony.
Contre la démolition de la maison de maitre du 17, rue de l'abbaye
Contre la construction d'un immeuble de 800m2. »

suivi de vos Nom, Prenom, Adresse, Profession et commentaire éventuel.

Alerte pollution dans le quartier des "Mortes Eaux"

Vignette_morteaux1Une pollution des sols anormalement élevée a été découverte dans la rue des Morteaux à l'occasion du chantier de construction d'un immeuble : plomb, mercure, hydrocarbures et solvants... Les riverains avaient pris la précaution de solliciter un référé préventif ordinaire, qui à l'origine visait simplement à faire un état des lieux avant travaux (fissures). C'est dans ce cadre qu'en janvier 2012, ils ont pris connaissance du rapport de pollution officiel qui préconisait des opérations de dépollution. Ce rapport estimait le volume des terres polluées à 1300 m3, soit 2350 tonnes, à évacuer vers des déchetteries spécialisées.

L'origine de cette pollution, sur ce terrain qui jouxte la N20, reste encore à établir mais elle est probablement antérieure à la législation de 1976 sur la surveillance des activités polluantes (classement ICPE, installations classées pour la protection de l'environnement). La découverte de cette pollution non répertoriée représente potentiellement un problème de santé publique à l'échelle du quartier.

Ce site est particulièrement vulnérable aux pollutions souterraines, car les nappes phréatiques y sont à moins de 5 mètres de profondeur. En effet, le nom de la rue signifie « mortes eaux », en raison d'un petit ruisseau, « le ru des Morteaux », qui reliait autrefois le Grand Canal du Parc de Sceaux à la Bièvre, et qui passe sous le quai du RER Croix de Berny au niveau du petit passage vouté que l'on connaît. La préparation des sous-sols dans les premières phases du chantier a généré des coulées de boues importantes, qui ont pu augmenter la pollution souterraine.

L'Association des Riverains de l'Impasse des Morteaux (ARIM) s'est efforcée d'alerter les services compétents : Mairie, Préfecture, Ministère de l'Environnement, Agence Régionale de Santé, Inspection du Travail. Il semblerait que les opérations de dépollution soient en cours. Mais l'ASPEA demande à la Mairie d'Antony de prendre la mesure de la gravité de ce problème et de nous informer en toute transparence de l'avancement des investigations. En concertation avec le maître d'ouvrage, des analyses complémentaires doivent être menées in situ et dans les terrains environnants pour déterminer les risques de santé publique encourus par les Antoniens (inhalation par forte chaleur des métaux volatils et des hydrocarbures, risques pour les potagers).

Nouvelle enquête publique pour modifier le PLU…

Maison-des-jeunesJusqu'au 6 février 2012, un projet de modification du Plan Local d'Urbanisme est soumis à enquête publique (voir en ligne le dossier de la Mairie).

Dans cette enquête publique, la mairie demande qu'on lui accorde toute latitude dans ses projets de bâtiments publics, par l'introduction de l'article suivant dans la plupart des zones d'Antony :

« Il n'est pas fixé de règle pour les constructions et installations nécessaires aux services publics et d'intérêt collectif. »

Cet article avait déjà été proposé pour la zone UAb lors de l'enquête publique du printemps 2010, mais il avait été retoqué par le commissaire enquêteur :

« Suite à la réserve du commissaire enquêteur et afin de répondre à certaines inquiétudes exprimées lors de l'enquête publique, cette modification est supprimée. »

Pourquoi revenir à la charge? Est-ce que la même mesure sera proposée chaque année jusqu'à ce qu'un commissaire-enquêteur complaisant donne son blanc seing? Nous estimons que cette mesure est la porte ouverte à tous les abus (voir en ligne notre dernier tract)

 

Nous attendions de cette enquête qu'elle réponde enfin à l'inquiétude des Antoniens sur l'avenir des derniers pavillons historiques du centre-ville (fin XIXème – début XXème). Nous réclamons la protection des fronts bâtis visibles de la gare du RER Antony, au moyen de l'article L123-1 7° du code de l'urbanisme.

 

Rendez-vous à la Mairie dans les horaires d'ouverture (dossier disponible à l'accueil), ou à l'occasion des rencontres prévues avec le commissaire enquêteur, Mme Catherine Polge :

  • samedi 21 janvier 9h-12h,

  • samedi 28 janvier 9h-12h,

  • lundi 6 février 14h-17h.

Bilan Hiver 2011

5Abbaye1870

Au N° 5 de la rue de l’Abbaye face au lycée Sainte Marie deux maisons mitoyennes viennent d’être construites à côté d’un pavillon ancien. L'ASPEA s'était mobilisée pour empêcher un projet plus important, qui aurait entraîné la démolition de ce pavillon de 1870. C'est un succès encourageant, qui démontre que des actions légitimes peuvent être efficaces. Mais les ravages d'une densification mal conduite persistent avenue Gabriel Péri et Boulevard Pierre Brossolette.

2panneaux-PC-GP

Depuis des mois, la Franco Suisse maintient la confusion en affichant deux permis de construire après le virage de l'avenue Gabriel Péri, là où des maisons ont été détruites l'année dernière (cliquer pour agrandir). En déposant un recours juridique, l'ASPEA a réussi a bloquer un projet qui englobait en outre les numéros 40 et 42, notamment une remarquable maison à colombages qui est encore debout. Madame Devedjian nous a transmis la déclaration d'ouverture de chantier, qui correspond bien au permis restreint aux parcelles 32-34-36. Pourquoi alors la Franco Suisse persiste-t-elle à afficher ce projet élargi, malgré nos protestations écrites?

maison-des-jeunes_PBrossolette

En lieu et place d'un pavillon détruit par la Mairie il y a deux ans, situé au début du boulevard Pierre Brossolette et visible de la gare du RER, nous avons vu sortir de terre un drôle de bâtiment. Selon le permis de construire, il s’agit « d’un bâtiment industriel à vocation administrative et visant à créer les conditions d’accueil collectif de mineurs de 11 à 16 ans ». Estimé oralement par notre maire à 1,3 million d'euros, ce bâtiment semble être provisoire. En effet, un projet plus important qui englobe cette parcelle serait dans les cartons, mais à ce jour il n'y a pas moyen d'en savoir plus.

Il faut rappeler que la menace de destruction pèse sur tous ces pavillons, du poste de police municipal jusqu'à la rue Augusta, depuis que la Mairie les a classés en zone densifiable. Parmi ceux-ci, des pavillons remarquables datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Ils sont les derniers à représenter l'histoire au centre de notre ville, et sont visibles par des milliers de personnes qui vont prendre chaque jour le RER. Quatre de ces pavillons ont déjà été préemptés et achetés par la Mairie. Il est donc légitime de les considérer comme faisant partie du bien collectif des Antoniens, sur l'usage duquel ils ont un droit de regard et d'information. Nous posons donc clairement la question : quels sont les projets de la Mairie sur cette portion du boulevard Pierre Brossolette ?

Dans l’intérêt général, nous demandons à la municipalité d’organiser une véritable concertation, qui fasse participer des urbanistes et des architectes indépendants aux côtés des habitants de la ville, pour se projeter dans un futur qui préserve le cachet de ce centre-ville apprécié de tous.

Avant qu’il ne soit trop tard, soutenez l’ASPEA qui travaille patiemment pour la sauvegarde du patrimoine dont tout le monde profite.

Merci à toutes et à tous